Rien ne s’oppose à la nuit – Delphine de Vigan [PoPcOrN]

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence. D. de V.

Rien ne s’oppose à la nuit est le second roman de Delphine de Vigan que je lis. J’ai commencé par Les heures souterraines dont je vous parlerai sûrement bientôt car il fait écho à mon histoire personne

Dans Rien ne s’oppose à la nuit Delphine de Vigan raconte sa mère; la femme qu’elle a été de son enfance à la fin de sa vie.

Ainsi le lecteur est le spectateur de la vie au sein de la famille Poirier des années quarante jusqu’en 2008.

Pour construire son récit l’autrice a mené des entrevues avec les membres de sa famille, a relu des courriers, écouté des cassettes enregistrées bien longtemps avant. Elle raconte sa famille, et plus particulièrement la maladie qui a frappé sa mère, en ayant toujours le souci de respecter les faits et les protagonistes.

Ni récit à charge ni angélisme, elle raconte les faits tels qu’ils ont été vécus. Dans les moments les plus joyeux mais aussi les drames qui ont frappé cette famille, et il y en a quelques uns.

Rien ne s’oppose à la nuit n’est pas une lecture facile, mais Delphine de Vigan utilise un style qui la rend agréable.

Ce livre est très touchant car la famille Poirier pourrait être celle de chacun d’entre nous. Ils pourraient être nos voisins de palier. L’histoire de Lucile m’a beaucoup touchée également car j’ai connu une personne atteinte de la même maladie qu’elle (j’en parlais ici). Je l’ai parfois reconnue en Lucile.

Elle aborde également un thème d’actualité: le choix de mourir lorsque l’on se sait malade. Car, je spoile un peu mais tant que ça, Lucile choisit de « mourir en étant vivante ».

Delphine de Vigan réussi à raconter sa famille, sa mère, les deuils, les non-dits (bonjour l’oxymore), elle livre son histoire mais toujours avec pudeur. Ainsi le lecteur accompagne la famille Poirier sans avoir l’impression de se livrer à du voyeurisme.

En résumé une très belle lecture. Je suis ravie d’avoir découvert Delphine de Vigan ! D’ailleurs bientôt j’enchaîne avec D’après une histoire vraie.

Et vous, vous connaissez cette autrice?


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