L’abus de réseaux sociaux nuit gravement à la santé

Cet article j’y réfléchis depuis un moment et un article que j’ai lu hier a fini de me convaincre de l’écrire.

Accro à internet et aux réseaux, je n’imagine pas me passer de cette connexion au monde. Lorsque j’ai été alitée pour ma première grossesse et arrêtée pour ma seconde, les réseaux m’ont permis de garder une certaine vie sociale. La magie c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour parler avec toi, même à trois heures du matin quand l’humaine miniature a décidé que c’était l’heure parfaite pour commencer sa journée. On peut échanger sur tous les thèmes et trouver des personnes confrontées aux mêmes problématiques; souvent ma petite Maman m’a dit qu’elle aurait adoré avoir twitter et facebook quand elle était jeune Maman.

On y rencontre des gens formidables qui deviennent de vrais amis, il y a aussi des gens moins formidables, les réseaux sont à l’image de « la vraie vie ».

Ca c’est pour le côté Candy au pays des Petits Poneys, mais bien entendu il y a également un côté moins rose.

J’avais déjà poussé un petit coup de gueule ici, il est toujours d’actualité. Autant j’aime le fait de pouvoir échanger autant les côtés culpabilisateurs et moralisateurs me fatiguent.danger internet et réseaux sociaux

Surtout quand je n’ai pas le moral, je n’ai pas envie d’être culpabilisée à cause de mon mode de vie, de mon alimentation ou de la façon dont j’élève mes filles. Eh oui parce qu’au hasard de statut, de partage, de retweet, on a vite fait de se prendre de plein fouet des idées qui ne collent pas aux nôtres. Alors j’ai envie de dire que c’est le jeu ma pauv’ Lucette et que tout le monde a droit d’avoir son avis. Tout va bien tant qu’on ne tombe pas dans le prosélytisme, l’envie de convaincre à tout crin quitte à en faire des tonnes et à utiliser des moyens douteux.

Partager est vraiment quelque chose d’extra pour se sentir moins seule mais parfois l’effet n’est pas vraiment positif. Il y a eu beaucoup d’articles parlant de la différence entre les réseaux et la vraie vie, sur ce qui se cache vraiment derrière les belles photos instagram. Ces mises au point sont nécessaires car il est facile de penser que l’herbe est plus verte ailleurs, que telle personne a un intérieur parfait et toujours bien rangé, que telle autre a un corps absolument magnifique même après ses grossesses alors que nous on prend trois kilos rien qu’à regarder un tuto cuisine sur facebook, etc. Le risque est de se comparer à outrance aux personnes que l’on suit et de se dévaluer sans penser au fait que l’on ne voit qu’une toute petite partie de l’iceberg, la partie que l’autre veut bien montrer. Au sujet d’instagram, je te conseille cet article.

Enfin, ce qui a le dont de m’énerver et parfois me donne envie d’envoyer voler mon ordi c’est la sur-information, je m’explique. Qui n’a jamais entendu sa grand-mère dire de mon temps y avait moins de violence, moins d’agression, etc…? Personnellement je ne compte plus, et jamais je n’ai réussi à lui expliquer que c’était certainement pareil avant sauf que la culture faisait que l’on parlait moins et surtout que les moyens d’information étaient dérisoires par rapport à ceux dont on dispose aujourd’hui. Je ne vais pas me plaindre de l’info, j’y suis accro (quoique moins en ce moment parce qu’elle est très anxiogène et que je n’ai pas besoin de plus de brûlure d’estomac). Mais parfois on a l’impression de lire tout et son contraire et que d’un ou quelques cas à l’échelle mondiale on fait une généralité. Fatigue. Dernier truc du genre en date, un article parlant des risques encourus par les bébés qui s’endorment face au torse de leur Papa qui, fatigué, risque lui aussi de s’endormir et donc de les faire tomber. Le site australien s’inquiète de la nouvelle tendance qui consiste à poster sur intagram des photos de ces situations « dangereuses ». Dans l’absolu ok, je comprends, effectivement. En pratique à part culpabiliser les parents fatigués, je ne vois pas bien l’intérêt de cet article. D’autant que le même site consacre un article au co-dodo, pratique consistant à dormir avec son bébé, dans le même lit ou avec un berceau juste à côté. Mais, heu, en dormant dans le même lit que son bébé on ne risque pas de lui rouler dessus pendant la nuit? Alors le site nous explique qu’en cas de co-dodo dans le même lit, le bébé doit être placé entre la mère et le mûr ou entre la mère et la barrière du lit. Oui, parce que le père n’a pas la même capacité que la mère à sentir où se trouve le bébé. Donc non seulement ils risquent de les faire tomber mais en plus ils risquent de les écraser? Ok. Les père apprécieront.

En tant que parents, enfin les pères surtout apparemment, il est vrai que l’on n’est pas assez informés. On devrait nous fournir un petit livret nous rappelant que l’on risque de faire un AVC, une crise d’épilepsie, une rupture d’anévrisme, une crise cardiaque ou un malaise vagal et qu’il vaut donc mieux éviter de porter bébé.

Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, il y en a tellement.

Enfin bref, les réseaux et l’information en ligne c’est bien, top même à beaucoup d’égards. Mais prendre du recul et déconnecter est parfois vraiment nécessaire.

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