Angélique et la Clinique Saint-Vincent de Paul #JmMaMaternité

Aujourd’hui je laisse mon blog à Angélique qui nous dit pourquoi elle aime sa maternité.

Alors ma maternité, c’est une clinique catholique à quelques kilomètres de chez moi. Plus jeune, j’y ai été soignée pour mon opération de l’appendicite et je savais déjà qu’on y était bien traité. Je savais déjà que ce sont des petites soeurs qui assurent certains soins et qui s’occupent de nous et cela ne m’a pas du tout dérangée. Je ne suis pas particulièrement croyante et encore moins pratiquante (même si mon fils est désormais baptisé) mais j’ai trouvé que c’était un côté touchant et un peu familial.

Lorsque le moment venu de choisir la maternité, Monsieur Papa et moi avons un peu échangé sur le sujet. Pour lui, peu importe tant que c’était un endroit où je me sente bien. Il n’avait qu’une réticence : le gros centre hospitalier au cœur de Lyon (30km de chez nous) où il a travaillé et il a trouvé que c’était digne d’une usine : des mamans à terme qui patientent dans les couloirs, des brancards qui se suivent, des séjours écourtés par faute de place etc. Bref, pour lui, c’était non pour cet hôpital là et ça tombait bien, ça ne m’attirait pas non plus.

Puis il y a une maternité très renommée aussi à quelques kilomètres de là, mais les prix m’ont un peu stoppée je l’avoue. Plus de 1000€ pour un accouchement, ça fait un peu réfléchir. Et puis ça restait Lyon.

Ce que je vais te dire va peut être te choquer, mais je voulais m’éloigner le plus possible de la grande ville. Nous vivons à 30km de Lyon dans une petite ville proche de nos familles. Les ami(e)s, eux, sont sur Lyon et depuis que Monsieur Papa et moi nous sommes mis ensembles avec des projets de vie, nos amis ont un peu pris le large. Quand je suis tombée enceinte (pas par hasard mais par entrainement et volonté 🙂 ), j’ai vu plusieurs desdites copines revenir comme des fleurs et je n’ai pas aimé. Je n’avais pas envie que ce soit un défilé dans ma chambre à tripoter mon bébé et voir fleurir toute cette hypocrisie. Je savais que je serai vulnérable et que je ne saurai envoyer bouler proprement…

Alors voilà, j’ai décidé de rester vers chez nous, c’est bien connu, la distance éloigne les parasites…..

Et finalement, le choix s’est précisé entre clinique et hôpital tout d’abord parce que l’hôpital a très mauvaise réputation et que nous avons eu une mauvaise expérience quelques mois auparavant là bas.

Et puis la clinique, bien qu’elle ai déménagé et qu’elle ai revêtu son habit neuf, ça reste la même ambiance que celle ou Monsieur Papa est né, 28 ans auparavant. Encore le coté cocon et famille qui nous a plu. Il était très fier de pouvoir raconter que son fils et lui seraient nés au même endroit. Je portais son enfant, je pouvais au moins lui laisser cette fierté qui me mettait envoie également.

Nous ne sommes pas mariés et en arrivant à l’inscription au 4ème mois, j’appréhendais qu’on nous fasse une réflexion et NON, pas la moindre, cela nous a vraiment rassuré et on a été considéré comme les autres, comme des adultes, alors que parfois c’était difficile. On avait pourtant chacun 28 ans, mais la première grossesse permet souvent aux « autres » de donner des conseils, leçons, morales…

 JMM Angelique CSVP0309.2P

J’ai terminé mon suivi à la maternité où ils m’ont proposé des cours d’accouchement, des cours de sophrologie vu mon niveau d’angoisse du côté médical, j’ai été épaulé du début à la fin.

Le jour J, ou plutôt la nuit N, on est arrivé à 4h33 et on a été pris en charge immédiatement. C’était très bien!

Mis à part les épreuves d’un accouchement difficile, tout s’est bien passé.

Même après, on est venu m’aider à me doucher car je souffrais beaucoup, on m’a aidée à allaiter mon fils, on m’a soutenue, conseillée, répondu quand je m’interrogeais etc. Il n’y a qu’une infirmière dont je garde un mauvais souvenir mais que je n’ai vu qu’à cet instant. Et peut être une autre qui puait la clope la nuit alors qu’elle s’occupait de mon bébé.

J’ai adoré qu’on fasse sonner la cloche pour mon bébé à sa naissance, même si en vrai, je ne l’ai bien sûr pas entendue, trop occupée à pleurer, admirer… Et le fait que les petites sœurs fassent une prière pour chaque nouveau-né m’a rendue chamallow, moi qui ne prie pas. J’ai aussi aimé que les démarches administratives soient faites à la maternité et qu’on n’ai pas à se déplacer avec un nourrisson. Puis enfin, j’ai aimé que la sage-femme vienne me demander si j’avais besoin qu’elle vire un peu de monde de ma chambre (au moment où belle-maman débarquait 🙂 ).

Ma maternité est neuve et ne va sans doute pas fermer de sitôt mais j’espère qu’elle aura une longue vie et que je pourrai accoucher de mon 2ème (et peut être 3ème?!) là bas dans les mêmes conditions.

NDLR: tu peux retrouver les aventures d’Angélique sur son blog Maman On Board

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