Mon 17 janvier 2010 (2ème partie)

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Enceinte de 5 mois avec régulièrement des points de côté j’ai l’idée lumineuse de faire un road trip de plus de 1000 bornes en Angleterre. Voyage catastrophique à la météo limite apocalyptique, « the worst storm of the year » selon la radio, qui se solde par un séjour à l’hôpital pour menace d’accouchement prématuré (MAP). On m’autorise finalement à rentrer chez moi sous condition que je reste alitée et que je prenne des médicaments matin et soir à heure fixe. On était à la 25ème semaine.

A mon retour à la maison Jiminy m’a installée au lit et à partir de là il a tout géré : repas, ménage, course, etc. Tu n’imagine pas comme je mesure ma chance.

Je ne quittais le lit qu’en cas de nécessité, quand la Chouquette jouait avec ma vessie par exemple mais sinon je restais au lit toute la journée, je mangeais même au lit sur un plateau amoureusement préparé par Jiminy. Je ne prenais ma douche qu’une fois tous les deux jours pour ne pas rester debout trop longtemps, j’ai une baignoire mais je n’osais pas m’installer dedans parce que j’avais trop de mal à m’en relever. Autant te dire qu’entre le stress que quelque chose n’aille pas, l’absence d’activité et de contact avec le reste du monde je comptais vraiment les jours. On avait même fait un calendrier dans tableau excel et on coloriait une case chaque jour avec en ligne de mire la fameuse 36ème semaine à partir de lequel le bébé devait ne plus être en danger.

Vive la télé, moi qui suis fan d’Hercule Poirot j’avais de la chance ça passait tous les aprem sur TMC. Je suis même devenue accro aux Maçons du Coeur, ah Ty Pennington sans sa chemise… Et vive internet, d’ailleurs je remercie un de mes amis qui se reconnaîtra et grâce à qui j’ai gardé un semblant de vie sociale même virtuelle 😉

Bref, les semaines ont passé, à chaque examen le stress de l’annonce d’une mauvaise nouvelle. Pour aller à la maternité on doit traverser une avenue assez large, deux fois deux voies, je n’avais pas le temps de la traverser même en démarrant dès que le petit bonhomme passait au vert tellement je marchais « vite ». Il faut dire que la peur d’en faire trop combinée à la fonte musculaire ne m’aidait pas vraiment.

Chouquette était notre premier bébé et par superstition nous avions décidé de ne rien acheter trop tôt. Si quelque chose devait mal tourner je ne voulais pas avoir un appartement plein de trucs trop mignons qui ne serviraient qu’à nous rappeler un drame. Pas bête sur le principe sauf que du coup on avait rien de chez rien à part trois bodies et quatre babioles.

Plus on approchait de la 36eme semaine plus j’avais des fourmis dans les jambes, envie de bouger, de faire du shopping pour le bébé (d’autant que c’était les soldes) !

Visite de contrôle à la maternité, le gynéco me conseille d’avancer mon rendez-vous avec l’anesthésiste. Là on est bien d’accord on aurait dû y voir un signe, mais… Non…

Mon 17012010-1Notre super calendrier nous dit qu’on entame la semaine 36. YOUHOU ! Je convainc Jiminy de m’emmener faire quelques courses pour le bébé, je veux une baignoire ! Crevette n’a pas de baignoire, c’est pas possible !! Les hormones et les obsessions de femmes enceintes ne se discutent pas. Jiminy m’a donc emmenée. Sauf que pour aller dans le magasin que j’avais choisi il fallait passer sur une route avec des pavés et là, j’ai senti qu’il se passait quelque chose mais j’avais tellement besoin de sortir qu’on est quand même allé acheter la baignoire (un truc ultra pas pratique dont on s’est très peu servi et qu’on a revendu…).

Au retour je suis fatiguée, je me remets au lit très vite, pendant que l’on discute avec Jiminy je sens comme une envie pressante, normale quand un humain miniature prend constamment ta vessie pour un trampoline. Là où ça l’est moins c’est quand tu n’arrives plus à t’arrêter… Comme les points de côté qui n’en étaient pas, je n’avais pas vraiment d’envie pressante, je venais de perdre les eaux.

To be continued… (promis la prochaine partie est la dernière)

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10 Comments on “Mon 17 janvier 2010 (2ème partie)”

    1. Oui… Parce que j’en était à 650 mots et j’avais juste perdu les eaux je me suis dit que j’allais vous perdre si j’en écrivais plus. Mais la 3ème partie est prête pour demain matin 🙂

    1. C’est sûr, l’avantage c’est que tu ne poses pas de question, là, faut y aller! Par contre, attention glamour, le temps d’arriver à la maternité j’étais trempée jusqu’aux genoux… 😉

  1. ahh je croyais qu’il n’y avait que deux parties!!! Suspense! Effectivement, arriver à la mater trempée jusqu’aux pieds, c’est pas le top

    1. A la base oui, mais ça aurait été beaucoup beaucoup trop long donc j’ai dû couper. Promis le dernier épisode est pour demain 🙂
      Arriver le pantalon trempé est une grande expérience 😀

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