Mon 17 janvier 2010 (1ere partie)

Voilà, depuis le temps que je t’en parle, je vais te raconter mon 17 janvier 2010, la naissance de ma Chouquette, ma petite 35 semaines.

Comme tu le sais sûrement j’ai eu quelques soucis avec cette grossesse.

Toujours aussi zen et posée, j’ai assez tôt ressenti des points de côtés quand je marchais. Quoi, c’était pas des points de côtés ??

Pour nos dernières vacances de couple j’avais décidé de faire découvrir à Jiminy l’Angleterre que j’aime. Je suis fan de Londres mais j’aime aussi le reste du pays du coup je nous avais concocté un parcours aux petits oignons : Bath, Stratford Upon Aven, Oxford, etc. En gros 1000km en une semaine mais j’étais dans le 5eme mois, le mois idéal pour voyager d’après les bouquins. Tu te souviens des points de côtés dont je t’ai parlé ?…

A notre retour ma mère qui était venu garder notre chat a trouvé que je n’avais pas l’air en forme et m’a demandé si je voulais qu’elle reste mais je lui ai dit que ça allait. Impossible d’aller travailler le lundi matin, je sentais que quelque chose n’allait pas. J’ai appelé mon boulot, pris deux Spasfon et je me suis recouchée. Au fil de la journée ça ne s’arrangeait pas. Pas de douleur particulière, juste une sensation que quelque chose clochait. J’ai fini par appeler mon médecin pour lui demander un rendez vous car j’avais « mal au ventre » ; « mal au ventre ? À 25 semaines ? Mais je ne veux pas vous voir, vous filez à la maternité ! »

J’appelle donc la maternité et la sage-femme que j’ai au téléphone me dit de ne pas m’inquiéter, de venir quand même pour faire un petit contrôle vérifier que tout va bien et de prendre un petit sac avec quelques affaire, au cas où…

Confiante ou plutôt inconsciente je me suis dit que ce n’était pas la peine, je m’inquiétait sûrement encore pour rien, on allait me renvoyer chez moi vite fait. Un peu patraque quand même je me suis donc habillée et je suis partie à la maternité. Je n’ai qu’à traverser la rue, c’est déjà ça.

A chaque rendez vous la gynéco qui m’a suivi les 4 premiers mois me disait « vous voyez, pas de sang » et à chaque fois je me demandait bien pourquoi elle me précisait ça, pourquoi voulait elle qu’il y ait du sang ??

Arrivée à la maternité j’ai été prise en charge pour un examen et j’ai bien vite senti que finalement je n’allais peut-être pas rentrer si vite que ça chez moi.

Comme si c’était hier, je revois les gants plein de sang et la sage-femme qui me dit de ne pas m’inquiéter mais que je vais rester un peu avec elle, qu’elle peut appeler quelqu’un si je veux (oui parce que lors de ce voyage idyllique je me suis faite piquer mon sac donc entre autre, plus de portable). Là tout s’est écroulé autour de moi, j’ai ressenti une peur comme jamais. Je risquais de perdre mon bébé. Ce bébé que je sentais bouger je risquais de ne jamais le rencontrer. La sage-femme m’a posé une perfusion de produit pour arrêter les points de côté, parce qu’en fait, en vrai c’était des contractions, bien sûr je suis tombée dans les pommes. Puis j’ai été transférée dans une chambre.

Quand j’ai appelé ma mère pour lui dire que j’étais à l’hôpital elle était encore dans le train, apparemment je parlais comme un robot, sans émotion, de façon totalement monocorde.

A partir de ce jour je suis restée une semaine, branchée à une perf pour arrêter les contractions, dans une chambre devant laquelle était installée la balance sur laquelle les mamans venaient faire peser leur bébé chaque matin alors que moi je n’étais pas sûre d’avoir le mien au bout du compte. Le tout sans télé puisqu’elle était cassée, trop faible pour lire et sans téléphone, j’occupais mes journées en comptant les dalles du plafond. Oui, je suis une fille, je suis blonde donc j’aime compter (même quand j’ai pas bu).

J’ai eu des monitos mais pas chaque jour et en dehors de ça je ne voyais des gens que pour changer ma perf, me déboucher le tuyau quand la veine commençait à fatiguer et que le produit ne passait plus et puis pour m’apporter à manger…

Un jour j’ai quand même discuté un peu avec une sage-femme qui a regardé mon dossier au bout du lit, et cette personne a jugé utile de me dire « ah, 25 semaines, vous êtes limite viabilité là ». Elle a su trouver les mots, tout de suite je me suis sentie mieux !

Au bout de quelques jours, seule, déprimée, sans télé, je voulais rentrer chez moi. A force de pleurs, avec la promesse de ne RIEN faire, et parce qu’on habite juste à côté, j’ai eu le droit de rentrer chez moi. Franchement, quitte à rester couchée autant que ce soit dans mon lit !

Et là tu te dit qu’à la base je devais te parler d’une naissance, pas d’une semaine à l’hosto.

Patience, to be continued

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13 Comments on “Mon 17 janvier 2010 (1ere partie)”

  1. bon, le nez m’a piqué ce qui veut dire que t’as presque réussi à me faire pleurer 😉 t’es blonde? je t’imaginais brune! comme céline, heureusement qu’on connait la fin heureuse!!

    1. C’est donc que j’ai réussi à faire passer une partie des mes émotions 🙂 Oui je suis blonde et naturellement à l’ouest alors je te laisse imaginer le résultat pendant la grossesse avec en plus le Syndrôme du Neuronne Unique 😉

  2. Ça donne pas envie hein lol ! Et quand on sait que la deuxième s’est faite attendre 🙂 mais il est vrai qu’on est jamais à l’abri et que même jusqu’au bout il peut toujours arrive un malheur, c’est arrive à une ancienne copine :/ ça fait stresser en fait pfff

    1. Mais mon histoire se finie bien 🙂 C’est sûr que mes deux grossesses ont été bien différentes! Même niveau caractère, j’ai l’impression que R. qui a prit son temps est plus zen que L. la petite pressée. Ca a dû être terrible pour ta copine 🙁 Mais sinon, si si c’est une chouette aventure hein 🙂

  3. Ouch le discours de la sage-femme ! Envie de lire la suite, moi qui ai vécu une naissance compliquée de ma fille, comme nous en avons rapidement parlé.

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