Et tourne tourne dans ma tête les images du long métrage

Pour le titre je me permets d’emprunter quelques mots à une chanson de Vianney que j’aime beaucoup parce qu’ils résument bien mon état d’esprit actuel.

Il y a quelques temps je te parlais de ce à quoi je ne m’attendais pas en créant ma boîte.

Aujourd’hui je me pose beaucoup de questions. Et donc ça tourne et tourne dans ma tête

Il y a un an et deux jours j’ai officiellement quitté ma tour de verre.

Je l’ai quittée parce que depuis des années j’avais vraiment envie de donner une chance à #MonPtitProjet, tenter l’aventure de l’entreprenariat, aller au bout de mon idée. Mais aussi parce que clairement, je me l’avoue maintenant, je ne pouvais plus continuer à vivre dans le stress et avec le mal-être que je ressentais au milieu de mon « équipe », dans l’open-space que je rejoignais en bétaillère aka Rer A, le tout pour une entreprise dont les valeurs ne me correspondaient pas.

Il y a eu les mois de préparation et puis l’excitation du lancement, du clic fatidique, du « go live » comme on disait dans mon ancienne vie.

Six mois après je cogite. J’ai plus de temps qu’avant, rien que le temps de transport gagné c’est énorme!tourne dans ma tête

A chaque erreur ou oubli j’ai l’impression de voir mes anciens collègues dire « c’était prévisible, elle bosse aussi mal qu’avant en fait ».

Avant-hier, dans la même journée j’ai reçu un courrier du RSI (la sécu des indépendants) me demandant une somme exorbitante au regard du chiffre généré par MonPtitProjet ET une offre pour un CDD de 8 mois très très loin de chez moi pour 40% de moins que mon dernier salaire.

Tout va bien…

Mon expérience en entreprise a été compliquée. Et je me demande.

Est ce que les choses auraient été différentes si j’avais eu le sacro-saint bac +5 au lieu de ma maîtrise? Pour les plus jeunes la maîtrise à bac +4 était un diplôme avant, si si je vous jure! (Ne jurez pas Marie-Thérèse!)

Est ce que j’aurais eu un poste différent? Un parcours différent? Est ce que les choses se seraient mieux passées pour moi? Aurais-je eu un retour (et je ne parle pas d’argent) un minimum en rapport avec ma bonne volonté et mon investissement?

Est ce que j’aurais dû persévérer avec l’aide de mon psy et des médocs? Est ce que j’aurais dû m’arrêter le temps d’y voir plus clair plutôt que de faire le grand bon dans l’inconnu?

Est ce que j’ai raté quelque chose?

J’ai trouvé des groupes d’entrepreneurs sur Facebook dans lesquels je peux échanger avec des personnes qui sont confrontées aux mêmes problématiques que moi. Mais je réalise aujourd’hui, vieux motard que jamais, que quand tu n’as pas fait de formation commerciale et que tu n’as pas une haute estime de toi, te lancer dans l’aventure entreprenariale n’est pas forcément l’idée du siècle.

A tout ça tu ajoute un contexte particulièrement sympathique de militaires en armes dans la rue, de policier abattu sur « la plus belle avenue du monde » et une élection présidentielle, tu mélange et tu obtiens de belles brûlures d’estomac.

Pourquoi on ne peut pas juste tout envoyer valser pour se rouler en boule sur son canapé, dans sa couverture en pilou-pilou devant sa série préférée? (en ce moment je suis dans MadMen)

Je continue de me refaire le film même si je sais que ça ne sert à rien. Je laisse pour un temps filer le présent comme on regarde, depuis la rive, un navire glisser sur l’eau. J’attends quelques dates avec impatience, qui j’en suis sûre vont me rebooster, comme mon prochain week-end avec Maman de Crapaud et La Tribu de Maëline, ou ma semaine de vacances en amoureux avec Jiminy.

En attendant? The show must go on.

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