Mon bidon et moi (semaine 41)

Nous y voilà, semaine 41 the last et certainement pas the least !

Depuis des semaines je te dis que je n’aurais jamais cru arriver jusque là, mais la semaine 41… C’est de toute façon la dernière.

Jeudi 21, premier jour de cette ultime semaine de partage de mon corps, donc accessoirement jour du terme, j’avais rendez vous pour un monito à la maternité pour vérifier que tout allait bien.

Résultat, pas vraiment de contraction mais un col très favorable. On est en début d’après-midi, on me conseille de ne pas me ménager pendant le reste de la journée et il n’est pas exclu que le travail commence dans la soirée. Sinon, on me propose de m’admettre dans la soirée pour me déclencher le lendemain matin soit à 41+1.

Là, comme si on m’avait proposé de vendre la caravane pour acheter un manteau en hermine, j’ai dit Banco ! (si tu n’as pas vu La cité de la peur cette phrase doit te sembler curieuse mais je te rassure j’ai encore toute ma tête. Et puis on s’en servait pas de la caravane de toute façon).

On est donc allé faire quelques courses à Monop’, rentrés tranquillement à la maison et allé chercher la Chouquette un peu plus tôt à la crèche.

On m’a laissé le choix d’être admise en fin d’après-midi ou bien après 20h30, en gros avant le repas ou après le changement d’équipe, va savoir pourquoi j’ai préféré prendre mon « dernier repas » chez moi…

Le confort de mon estomac n’était pas la seule raison, on voulait aussi prendre le temps d’expliquer à la Chouquette ce qui allait se passer, et je voulait profiter un peu d’elle avant de passer plusieurs jours à la maternité.

Pour moi c’était la situation idéale : pas de stress pour savoir quand aller à la maternité, pour gérer ma Choupipette, la perspective d’un accouchement serein avec une douleur prise en charge rapidement, etc.

Mais j’ai quand même craqué et fondu en larmes à l’idée qu’on était à quelques heures de bouleverser le monde de ma Chouquette. C’étaient ses dernières heures d’enfant unique.

Toutes les craintes que j’avais pu avoir à l’idée d’avoir un second enfant concernant le fait de priver la Chouquette de son statut d’unique merveille familiale et ma capacité à aimer un autre petit être autant qu’elle ont réapparues.

De notre salon on voit l’hôpital donc on a pu lui montrer où j’allais aller pour que le bébé sorte du ventre de Maman.

Après dîner Jiminy et moi avons donc pris ma petite valise, fait un gros bisou à notre Louloute (que ma petite maman était venue garder) et zou, direction la maternité, tranquillement.

Arrivés sur place nouveau petit monito pour voir où on en était et installation dans la chambre. Comme il n’y avait visiblement pas grande chance que le travail se déclenche pendant la nuit Jiminy n’a pas été autorisé à rester avec moi. Pour lui donc dodo à la maison et retour aux « aurores », je devais être prête (debout et douchée) pour 7h30.

Installée en salle d’accouchement vers 7h45, on m’a passé le produit pour déclencher les contractions vers 8h30, à 12h12 naissance d’une belle Poupette de 51,5cm et 3,920kg. Ces quatre petites, merveilleuses, heures feront l’objet d’un post rien que pour elles, parce qu’elles le valent bien !semaine 41

En fin d’après-midi la Chouquette a pu venir rencontrer le « bébé de Maman » devenu « ma petite soeur ».

Je l’ai eu ce moment magique, cette belle rencontre, les yeux de ma Louloute tout pétillants, son envie tout de suite de lui faire un bisou.

Ce 22 mars 2013 était décidément une bien belle journée !

Comme pour compenser la rapidité de sa naissance, le Poupette m’a fait passer une nuit atroce, je n’ai pas peur des mots. J’ai dormi au maximum 1h30 d’affilé, le reste s’est fait par tranches de 10 à 15 minutes. Là j’ai eu peur !

La nuit de samedi n’a pas été géniale non plus. En fait, il s’est avéré que j’avais un « beau bébé » qui avait faim… La montée de lait n’ayant pas encore eu lieu je ne fournissais pas assez. Une fois complétée avec un petit bib’ elle a dormi comme un bébé 😉

Comme bébé et maman allait bien on est sorties lundi. Autant pour ma Chouquette ça ne m’avait pas posé de problème de passer une semaine à la maternité, autant cette fois, même si j’étais bien dans mon cocon plein de sages-femmes et de puéricultrices, j’avais aussi envie de rentrer dans mon chez moi avec ma Louloute et mon Jiminy.

Depuis lundi on essaye de trouver nos marques, notre rythme, à quatre. C’est assez rock n’roll, surtout quand Poupette pleure, que Chouquette réclame de l’attention et que la chatte fait tomber un vase de roses rempli d’eau, le tout saupoudré de la fatigue qui accompagne l’arrivée d’un nouveau né.

C’est beaucoup de bonheur mais aussi un sacré test pour notre santé mentale !

Comme l’a dit Jean-Louis Aubert : Voilà, c’est fini pour Mon Bidon et Moi.

Je ne te cache pas qu’à écrire cette phrase une ou deux petites larmes roulent sur mes joues.

Un grand merci de m’avoir suivi dans mes aventures au fil de ces semaines de stress et de petits bonheurs.

Ici tu peux revenir sur les semaines précédentes!

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